jeudi 11 février 2010

Là où fourmillait autrefois infirmières et médecins se dresse à présent un chapiteau. Il est grand, vient de Venise et, à en croire les places numérotées, peut abriter un peu plus de 482 personnes.

Parmi le public, je fais un peu tache. Je sens bien que mon chandail bleu en laine appartenant à feu mon voisin qui le réservait aux longues journées de chill et de pèche n’est pas au gout de tout le monde. Je soupçonne également l’homme habillé d’un costume chiné assorti à ses lunettes oranges flashs elles-mêmes moulées sur base de la coiffure que lui a profilée son coiffeur homosexuel d’avoir lancé et détourné une collecte de fond destinée à me rhabiller aux gouts de l’assemblée. Car ici, Monsieur, les gens se sont apprêtés, mis sur leur 31. Le petit doigt levé, ils ont conscience de participer, ce soir, à une activité culturelle réservée à l’élite sociale telle que leur cours de sociologie le décrivait il y a quelques années.

Lorsque la pièce commence, je devine dès les premières notes que ce ne sera pas une soirée perdue. Fait suite à la cacophonie préambulaire un sublime solo de triangle qui donna ce soir là ses lettres de noblesses à cet instrument trop souvent méprisé. Mais bien vite l’euphorie retombe et cette démonstration de savoir faire ne suffit pas à me garder éveillé. Roméo tombait dans les bras de Juliette, moi dans ceux de Morphée.
C’est un coup de bras et de vives lumières qui me réveillèrent. Je comprends que c’est la mi-temps. On va pouvoir s’en jeter un !

On nous rappelle, le deuxième acte va commencer. Je me rassieds à la place renseignée par mon billet et, fort de ma sieste, compte bien profiter des ténors et autres altos poussant leurs voix à l’extrême. Comme j’aime !

Lorsque les acteurs s’arrêtent de jouer, je comprends très vite que lorsque le spectacle n’est plus sur les planches il est dans la fosse. Dès que les gars arrêtent de chanter, que le chef d’orchestre lève ses baguettes, c’est alors au public de jouer. C’est une question de réflexe, de rapidité, c’est à qui applaudira le premier. Lorsque je prends conscience de la compétition à se mettre en exergue, la pièce se rapproche du dénouement. Il n’est pas trop tard. Il n’est Jamais trop tard !

A chaque levé de baguette, je tente ma chance mais en vain. Encore trop hésitant sur les fin de chants, mon oreille n’entend pas venir la fin de la partition mes yeux n’anticipent pas l’ascension du maître d’œuvre.

La situation finale est en phase de mise en place, les chœurs plus enthousiastes que jamais enflamment l’arrière scène, les comédiens principaux amplifient leurs gestes, mes mains sont prêtes à se rencontrer dans un fracas énorme. Aux aguets du levé de baguette, je ne rate rien ! Quand tout à coup, je comprends qu’un autre m’a devancé. Cinq lettres sortent de sa bouche, l’homme bondit sur ses frêles guiboles en moins de temps qu’il ne faut pour le lire. BRAVO, BRAVO crie-t-il plus fort que les artistes ne terminent de chanter. Tel animé par l’âme d’un DJ, il effectua à lui seul une transition digne des plus grands entre la scène et la salle. L’assemblée en liesse se joint alors à lui. Moi en premier. Standing ovation. Oui, il m’a devancé mais de peu. Pour moi, ce sera pour la prochaine.

Le spectacle fini. C’est à moi de jouer mais du coude à cette fois. Je vais tenter de me frayer un passage entre ces gens décrétant tour à tour les coins de bar VIP.

mercredi 10 février 2010

Francezinha & companhia











Ouais mec, c'est coulé mec, ça c'était une bonne semaine de vadrouille. Ca a zoné sévère, y a eu d'soleil et on a rouillé grave, mec. Ca a commencé dans l'train en partant de Lisbonne. Tout de suite je l'sentais bien, because le pack de p'tites soeurs qu'on s'trimballait. Ensuite dans l'train, y a l'vieillart vascillant qui vendait des bières et des sandwichs, a prix plus réglo pour les licheurs que nous sommes qu'à la SNCF. Mais c'est surtout à ce moment-là que j'l'ai bien senti le voyage. Ouais mec. Le vieux titubant se met à taxer dans nos olives qu'on dégustait discutant. Pour nous remercier, il nous a payé deux SuperBock, et c'est pas d'la pisse de chat. Puis c'était bien à propos pour nous faire patienté jusque Braga, vu qu'on avait déjà tout éclusé. Pour sûr les collègues, l'arrivée à Braga fut belle et émouvante!
Après un apéro passé à déguster toutes sortes de SuperBock nous rencontrâmes un chevelu qui sû nous indiquer l'adresse d'un bon troquet et d'une bonne auberge de jeunesse, histoire de pas se les cailler trop, because le Nord du Portugal, c'est un peu comme Lille pour les Messins. Le fait que le bistrot n'ouvrait qu'à 11h nous a décidé. Le fait qu'il passe du Led Zep quand on arrive nous a convaincu. Le fait qu'on puisse fumer et boire d'la bière à 75cts nous a achevé. On a vu, on a bu, on a tombu.
Bref bon séjour à Braga, nous n'en attendions pas moins pour un ville dont le club de football est premier au classement. Y avait d'la chaglatte dans cette ville en plus! Surprenant! Mais après tout ça, direction Guimarães en bus, ce transport tant chéri des pauvres et des collègiens.
Guimarães, c'est le Moyen-Age, mais avec le demi à la pression, tu vois? Tu t'sens dans une taverne, mais à boire des martini-bière pression, ça maintient la chaleur. Puis au niveau bouffe, y a le rêve que tous les bedonneux du Mégot pourraient aimer, la Francezinha (petite française, et ouaip, bande de pervers). Imaginez une premiere tranche de pain de mie, avec dedans une tranche de jambon, une tranche de bacon, un steack, un oeuf, une tranche de fromage et une tranche de pain de mie, le tout baignant dans une épaisse sauce à base d'huile d'olive, de bière, de piment, de vin de Porto, etc... et accompagné de bonne frites maison. Quand t'as une douzaine de vieux accoudé au comptoir entrain de regarder le match de foot, tu te sens direct à la maison. Surtout quand tu paies ta boutanche de raisineux 3euros50, et que tu la bois dans des petits bols de terre cuite. Ouais tu vois, la tu te sens bien, décontracté du gland. Tu peux enfin aller t'ballader dans les ruelles de la ville, voir le chateau, t'imaginer balanceur d'huile brulante par les meurtrières, et finir au bistrot pour un dernier bagaço.
Dernier souvenir de Guimaraes : un bon plat de feijoada, à base d'haricot blanc, de chorizo, de trippes, de viande, accompagné de vin rouge, dégusté au comptoir du troquet, parlant de distillation de bagaço et de cognac. En prenant un bagaço pour la route (et la digestion) et direction Porto.
Porto, ville du vin cuit au brandy. Ville superbe. Ville vieille et sale. Superbe quoi. En te faisant la frayeur de traverser le pont Eiffel, sorte de tour Eiffel horizontale traversant le fleuve Douro, tu peux aller visiter les docks. Aller directement dans les réserves de Porto, dans les caves, faire des dégustations. Autour de vieilles barriques. Dont certaines des barriques à vin. Ouaip. Ca c'est la classe, mec. Avec le soleil couchant éclairant la Ribeira, les cafés des docks d'en face, tu t'sens un bon bobo français qui vient dépenser toute sa tune au Portugal, parce que c'est pas cher, que ça pue un peu, et que ça fait un peu authentique, meme si à Paris c'est mieux, parce que ça pue plus et que le métro a plus de stations. Après ouais tu peux aller zonner. Le long des barques et du fleuve. Remonter les petites ruelles qu'après t'en peux plus. Faire du street foot parce que tu viens de t'acheter une balle et que t'a un coup dans le naze. C'est là que j'me suis dit que Polo a du passer par là avant moi, parce qu'on a fait la fête au quartier du Piolho (poux) et que c'est dreads lui en sont tombé suite à une indigestion de sangria.
En résumé, Braga, j'y ai vu qu'un bistrot, et après, rien d'spécial, mais c'était cool. A Guimarães, j'ai eu envie d'y vivre, d'y squatter les vieilles tascas et d'finir bourré pissant contre le château. A Porto, j'ai aimé les ruelles. Plus sales qu'à Lisbonne. Des bonnes ruelles pour rouiller sous le soleil, et se laisser aller. Jusqu'à revenir à Lisbonne... Et se dire que finalement, Lisbonne ou Porto, l'important, c'est c'qu'on a dans l'godet.

mardi 9 février 2010

info people de fevrier











On a été prendre des photos avec charlie ce week-end, faut dire qu'on avait pas grand chose a faire, et voila sur qui on est tombé...
Tous les potos du Lemegot plus motivé que jamais et super content de tiré le portrait pour la top tendance des t-shirt qu'on avait a leur montré, ah on peut dire qu'on c'est bien fendu la poire!

lundi 8 février 2010

aie aie aie babylon




sayez j'ai enfin rejeter ce style de vie qui me coller tant au cheveux finie les heures interminable sous la douche avec le pré shampoing, le shampoing et l'après shampoing, finni les heures interminable a faire sécher ma royale chevelure, a moi la liberté de courir en moto seule dans la montagne et de sentir l'air pénètre sur le haut de mon crane.
je regretterais les, yo rastafari, de jimmy cliff, wouais la coupe de ouf, des jolies collégiennes, ou encore les coupe t'es cheveuxou t'es mort fils de..., des gentils bandes de skinhead néo-nazi.
j'ai tourné une pages, un cap de ma vie...